Chaplin prend la décision de faire du "Dictateur" un film parlant afin de contrer Hitler qui utilisait la radio comme moyen de propager ses idées. Chaplin le contre ainsi à armes égales. Cette exploitation de la radio par le nazisme est dénoncée dans la scène du premier discours d'Hynkel public : lorsqu'il se lance dans un discours, même les micros s'écrasent, pour lui, debout face au gens, le média n'est plus alors qu'un moyen de transmission entre la foule passive, captivée. Hitler utilisa également le cinéma comme outil de propagande. En effet, le "Triomphe de la volonté" est sans doute l’un des films de propagande les plus impressionnants et les plus novateurs de son temps mettant en scène les manifestations de Nuremberg. Ce film est en effet considéré comme le film hitlérien par excellence, celui dans lequel est la plus valorisée l’idéologie nazie. Il fut réalisé en 1933 par Leni Riefenstahl à la demande du ministre de l'information et de la propagande ( ministère crée en 1933) : Joseph Goebbels, théoricien du nazisme très proche d’Hitler.

Certaines scènes comiques du film se révèlent être des critiques des dictateurs. Ainsi un des passages  le plus comique du film  met en scène le dictateur de Chaplin jouant avec un globe terrestre gonflable, il dénonce par cela le comportement des dictateurs envers le monde : ils manipulent le monde entier, l'occupent et font du Monde leur terrain de jeu. Hitler en est un exemple avec son idéologie totalitaire qu’est le nazisme, son but qui est d’élever la race aryenne au dessus du monde et son ambition de le conquérir : il réussira en posant un ultimatum à l’Autriche à ce qu’elle soit rattaché au Reich le 13 mars 1938, Hitler menace ensuite la Tchécoslovaquie comme pour l’Autriche, Hitler affirme ses revendications en s’appuyant sur les agitations de l’organisation nazie locale, menée par Konrad Henlein. Le Führer évoque le « droit des peuples » pour exiger de Prague l’annexion au Reich des Sudètes (régions de la Bohème et de la Moravie situées le long des frontières du Grossdeutschland), pour éviter la guerre la France et le Royaume-Uni accepteront cette annexion le 29 septembre 1938. Hitler réussira également grâce aux menaces à incorporées le Bohème et la Moravie au Reich le 15 mars 1939. Après l’Autriche et la Tchécoslovaquie, vient le tour de la Pologne. Coincée entre deux nations hostiles, la Pologne de Józef Piłsudski a signé avec le Reich un traité de non-agression en janvier 1934, pensant ainsi se prémunir contre l’URSS. Au printemps 1939, Hitler revendique l’annexion de la Ville libre de Dantzig. En mars, l’Allemagne a déjà annexé la ville de Memel, possession de la Lituanie. Ensuite, Hitler revendique directement le corridor de Dantzig, territoire polonais perdu par l’Allemagne avec le traité de Versailles en 1919. Le 30 août 1939, Hitler lance un ultimatum pour la restitution du corridor de Dantzig. La Pologne refuse. Cette fois-ci, la France et le Royaume-Uni sont décidés à soutenir le pays agressé. Le 1 septembre 1939 marque le début de la Seconde Guerre mondiale qui permettra à Hitler à la suite de la défaite de la France de satelliser les pays de l’Europe centrale : la Slovaquie, le Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie.

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